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Généralités


Monastère

Etymologie : vient du latin « monasterium » du grec « monos » seul.


Toponymie française : en ancien français un monastère est un « moutier » ou « moustier ».


En bref, un monastère désigne un ensemble de bâtiments au sein desquels évolue une communauté religieuse de moines ou de moniales. Il est parfois arrivé qu'hommes et femmes se retrouvent en un seul et même lieu, qu’on appelait alors « monastère double »

 

De façon générale, ces religieux ou religieuses vivent à l'écart du monde, souvent sous l'autorité d'une règle de vie, pour prier et travailler. La plus connue est la règle de Saint-Benoit (Ora et Labora)qui partage la vie monastique entre prière et travail.

Historique du monachisme

Le monachisme chrétien débute en Egypte et en Terre Sainte, pour continuer en Abyssinie. Au début tous les moines chrétiens sont des ermites mais beaucoup échouent dans leur vocation à cause de cette vie solitaire.


Puis une période transitoire s’installe dans laquelle les moines solitaires vivent proches des uns et des autres afin de se soutenir et se rassembler le dimanche pour des offices en commun.


C’est ensuite Pacôme le Grand qui préconise que les moines vivent sous le même toit et participent ensemble au culte. C’est ainsi que le désert égyptien se couvre de monastères notamment autour de Nitrie appelée « cité sainte ». A certaines époques il y eut jusqu’à 50 000 moines dans cette région.


Dès le début, la vie monastique recommande la lecture assidue de la Parole de Dieu, « ’Opus De » dont Pacôme, Augustin d’Hippone, Jérôme de Stridon et Benoît de Nursie prescrivent une lecture assidue.


Saint Benoît fonde l’abbaye du Mont-Cassin en 529 et rédige la règle de Saint Benoît.

Architecture et vie d’un monastère

Le monastère de Vivarium  pourrait être un des premiers monastère fondé entre 535 et 555, qui disparaît après 630. Il était situé en Italie du Sud, dans le Bruttium, près de l'actuelle Squillace, dans la province de Catanzaro, en Calabre.


Un monastère est composé de plusieurs bâtiments organisés de sorte que la prière et la vie commune soient au centre. Le premier bâtiment à être construit est la chapelle à laquelle sont attachés le cloître et le déambulatoire, puis les salles communes (salle du chapître, à manger....), et ensuite les cellules ou dortoir des moines.


Un monastère comprend plusieurs catégories de personnes :


  • Les moines ou moniales qui ont prononcé leurs voeux et se trouvent attachés définitivement au monastère.

  • Les « novices » en formation pour devenir moines ou moniales

  • Les « familiers » qui ne sont pas des religieux mais souvent des laïcs bénévoles logeant au monastère

  • Selon les ordres monastiques, il peut y avoir des « convers » (moines qui ne sont pas prêtres) chez les cisterciens et les chartreux

  • Des « oblats réguliers » qui portent parfois l’habit de la communauté et vivent avec elle mais sans avoir prononcé les « voeux monastiques ».

  • Des « hôtes » invités à partager la vie de la communauté sans y être engagés ; ils  résident plus ou moins longtemps en principe à l’hôtellerie du monastère.


Pour assurer le bon  fonctionnement du monastère les officiers principaux sont l’abbé, le prieur, le chantre, le cellérier, le sacristain, l’hôtelier, le camérier, le réfectorier, l’infirmier. Compte tenu de leur charge, ils bénéficient de certains privilèges ou dispenses qui les distinguent des autres moines qualifiés de « claustraux » et qui doivent suivre scrupuleusement la vie commune.


C’est l’abbé qui est à la tête de la famille monastique, il en est le père « abba, en araméen ». Il est élu par les frères et est responsable au  temporel (il est seigneur féodal) comme au spirituel. C’est lui qui nomme les officiers principaux et donne sont accord pour créer ou modifier les « coutumes » qui règlent dans le détail toute la vie du monastère. Il doit aussi assurer l’hospitalité publique, et secourir les pauvres, les paysans et les seigneurs.


Les moines dits « Lettrés » :


Ils savent lire et écrire mais ont aussi reçu une formation classique en grammaire, rhétorique, dialectique, et sont capables de lire et parler latin. Ils remplissent les diverses charges de la maison et assurent la célébration de l’office divin.


La plupart ont été élevés et instruits dans le cloître où ils sont entrés enfant et désignés sous le vocable « d’oblat ». Ce sont souvent des fils de la noblesse, surtout les cadets offerts par leurs parents au cours d’un rituel appelé « l’oblation » et qui ont eu une bonne formation littéraire dans leur famille avant de devenir moine. C’est vers l’âge de 15 ans qu’ils prononcent leurs voeux définitifs.

Monastères en France

Leur nombre a beaucoup évolué au cours de l’histoire. Les révolutions ont vidé les monastères de leurs religieux avant de retrouver un second essor au cours du XIXème siècle.


Un nouveau coup d’arrêt arrive avec les différentes lois de la IIIème République contre les congrégations (1880, 1901...) et les séparation des Eglises et de l’Etat en 1905 qui ont expulsé de France la plupart des religieux qui n’ont pu revenir qu’à partir des années 1920.

Abbaye

Une abbaye est en quelque sorte un « grand monastère ». C’est le lieu de vie d’une communauté monastique à la tête de laquelle se trouve un abbé ou une abbesse chargés de guider la communauté. Ils fixent de manière autonome les règles juridiques, logistiques et spirituelles de la communauté.


On y trouve des Bénédictins, Cisterciens, Prémontrés ou encore des Chartreux.


Elle est aussi autonome financièrement :


  • Grâce à la vente des produits que la communauté fabrique, ou par l’hôtellerie

  • Elle a ses propres règles, une ambiance propre. C’est elle qui choisit d’accueillir ou non des moines ou futurs religieux

Prieuré

C’est un « petit monastère », le mot est apparu au XIème siècle pour désigner un établissement dépendant d’une abbaye. Il est dirigé par un prieur, à l’origine il a été employé par Saint-Benoît comme simple synonyme « d’abbé ».


Les prieurés sont dotés d’une église construite et entretenue par l’abbaye-mère. En générale, la règle appliquée est soit celle de Saint Benoît soit celle de Saint Augustin.


Le prieuré simple, ou rural  est sous la dépendance directe de son abbaye.


Le prieuré conventuel est plus important, et peut compter sous sa dépendance directe d’autres prieurés ruraux.

Couvent

Etymologie : couvent vient du latin « conventus » qui signifie « assemblée, communauté, réunion ».


Le couvent n’a pas de vocation monastique, généralement construit en ville il est plus ouvert sur le monde qu’un monastère.


Le mot de couvent est préféré à celui de monastère pour deux raisons principales :


  • C’est un lieu de vie d’une communauté religieuse non monastique composée de clercs réguliers ou de religieuses


  • Pour les ordres mendiants lorsqu’il n’a pas de clôture religieuse


Il  est placé sous la responsabilité d’un supérieur ou une supérieure et non d’un abbé ou d’une abbesse comme pour une abbaye.


Réveil Du Patrimoine  en Haut-Vivarais

Association Loi 1901 n°W073003668

Siège social : 32 Rue du Ranchet - 07100 Annonay

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